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Monday, July 14, 2014

MONDIAL 2014 : MICRO-BILAN 10




La rédaction de Fyldar Jones (c'est-à-dire toujours moi-même), vous propose de faire un petit bilan journalier sur le mondial de foot au Brésil.

Une compétition qui n'est pas sans rappeler le Grand Prix de F1 de Bahrein à bien des égards et qui laisse présager de ce que serait une désormais hypothétique édition de cette compétition au Qatar en 2022.


Petite et grande finales



Dans le jeu :

1) Le Brésil a donc confirmé que la dégelée infligée par l'Allemagne n'était pas un accident, en s'inclinant un peu moins lourdement contre la Hollande (3-0) dans un match où l'arbitrage s'est raté dans les grandes largeurs. Les Oranjes, radieux au coup de sifflet final et invaincus tout le long de la compétition (leur seule défaite s'est jouée aux tirs au but), peuvent quitter l'édition sans trop de regrets, si ce n'est celui de ne plus avoir eu de doublures performantes à Robin Van Persie et Wesley Sneijder.

2) Je me suis ensuite demandé si je n'étais pas en train de regarder un Allemagne/Grèce, hier, tant l'Albiceleste était recroquevillée en défense (1-0 ap). Un choix tactique qui aurait pu payer si Higuain n'avait pas raté une occasion en platine sur un cadeau de la défense allemande en première mi-temps et si Messi avait été le meilleur joueur de l'Histoire en début de seconde. Très performant en terme de possession, les teutons s'imposent donc sur la plus petite des marges avec un but à l'Allemande, garanti 100% remplaçants (Schurrle et Gotze, rentrés respectivement à la 31ème et la 88ème minute) et remportent cette fichue coupe qui leur échappait depuis 2002. L'Argentine de Messi quant à elle, a appris à ses dépends que n'est pas Italien qui veut.


Mes coups de cœur :

1) J'ai adoré Jasper Cillesen, gardien Hollandais, contre l'Argentine en demi-finale :  Le bonhomme a passé son temps à feinter et crocheter les attaquants adverses avec une désinvolture classieuse assez rare pour être signalée.

2) Mon match préféré : Grèce/Côte d'Ivoire (3ème match de poule) . Je vous sens rigoler, là, mais sachez que c'était un des matchs les plus intéressants à regarder, malgré les faiblesses des deux équipes : les Grecs marquent, subissent, touchent 3 fois les montants (dont un missile de Karagounis à 30 mètres), se font rattrapper pour enfin se qualifier sur le fil sur un péno assez légitime de la dernière minute.

3) Mon but préféré : la frappe oblique d'Ahmed Musa (Nigéria) contre l'Argentine en phase de poule. Un choix subjectif qui n'enlève rien au missile de Shaquiri (Suisse) contre le Paraguay ni à la merveille de James Rodriguez (Colombie) contre l'Uruguay en 8ème.

Mes coups de sang :

1) L'arbitrage : défaillant, douteux et irrégulier. De toute façon, plus les paris envahissent le sport, plus ce dernier est voué à pourrir.

2) L'absence globale de prise de risque : ironie du sort, ce sont les grecs qui ont le plus pris de risques dans ce mondial et au final, ils font un honorable 8ème de finale. Mention au Nigéria aussi, qui n'hésitait pas à aller de l'avant en se découvrant derrière.

3) L'européanisation du football latin, soit la "corporatisation" de ce sport : elle est où, l'époque où les joueurs sud-américains annihilaient toutes les stratégies de groupe en encourageant les individualité à briller? Personnellement, je suis fan du jeu défensif et des stratégies d'équipe, mais le fait qu'il n'y ait pas eu d'atlernative tactique viable en face est pour le moins déprimant. Ya rien de pire que l'hégémonie.


Hors du jeu :

1) L'Allemagne championne pour la 4ème fois et rejoint l'Italie derrière le Brésil (5). Les trois équipes partagent en outre une statistique assez incroyable : Brésil 70 et 94 = Italie 82 et 2006 = Allemagne 90 et 2014 = 24 ans entre deux titres mondiaux. Notons que cette année, les germains ont rousté les latins sur les deux finales (petite et grande).

2) Le Mondial est fini et vu la tête de Dilma Roussef pendant la soirée, le réveil risque d'être brutal pour l'administration brésilienne. Il y a d'ailleurs apparemment eu des échauffourées entre les forces de l'ordre et manifestants hier à Rio.

3) Poutine la pieuvre rodait dans le coin, hier, probablement pour aller discuter avec Angela et Dilma sans se faire écouter par la NSA.

Voilà, c'est fini pour 4 ans. Merci de m'avoir suivi et excellente semaine à tous :)

Fyldar Jones
Sexssayiste

Photo : bp.blogspot

Thursday, July 10, 2014

MONDIAL 2014 : MICRO-BILAN 9



La rédaction de Fyldar Jones (c'est-à-dire toujours moi-même), vous propose de faire un petit bilan journalier sur le mondial de foot au Brésil.

Une compétition qui n'est pas sans rappeler le Grand Prix de F1 de Bahrein à bien des égards et qui laisse présager de ce que serait une désormais hypothétique édition de cette compétition au Qatar en 2022.
 

Demi-finales



Dans le jeu :

1) Je ne vous apprendrais sans doute rien en vous disant que le Brésil est sorti de sa propre compétition en entrant dans le panthéon des plus grandes passoires que l'Histoire du football n'ait jamais connu (7-1). Ça c'est passé avant-hier, c'était contre l'Allemagne et ça mérite, demi-finale oblige, de s'y attarder un peu plus longuement :

Thiago Silva suspendu pour une faute stupide sur le gardien colombien en quart, la défense brésilienne évoluait sans patron contre l'Allemagne. Bilan : 5 but au cours de la première demi-heure, plus deux en bonus en deuxième mi-temps. Mais l'absence d'un homme ne peut pas tout expliquer, tant ces 5 buts étaient tous aussi faciles à mettre les uns que les autres. Neymar peut en tout cas remercier le joueur colombien qui l'a blessé au cours de la rencontre précédente : grâce à ce dernier, il a pu éviter d'être associé à cette mascarade. Vous l'aurez compris, ce qui résonne le plus à l'issue de cette rencontre est l'incrédulité et j'ai le sentiment que toute cette histoire sent le sapin, sans chercher à aller plus loin.

Pour clotûrer ce chapitre, j'attire votre attention sur le fait que cette demi-finale se déroulait à Belo Horizonte, soit non loin de ce pont qui s'était écroulé en faisant deux morts il y a quelques jours (dépêche sur Afrik.com) et dont je vous parlais lors du précédent Micro-Bilan.


2) Dans l'autre demi-finale, on a eu droit à 120 minutes d'opposition entre deux murailles du haut desquels des archers balançaient une flèche de temps en temps. L'éléphant Argentine/Hollande a donc accouché d'une souris amorphe et rachitique qui a permis à une pauvre Albiceleste de doubler les Oranjes aux tirs au but (0-0, 4-2). Un match solide techniquement et au cours duquel Messi et Robben ont eu l'occasion de jouer à "c'est qui qui s'empale le plus vite dans la défense adverse". Franchement, on aurait pu jurer que les deux équipes avaient convenu d'attendre les tirs au but dès l'entame du match...

A bien regarder, les deux seules attractions dans cette galère étaient côté Hollandais : d'abord Ron Vlaar, défenseur central malheureux lors de la séance des tirs au but, nous a fait du Jaap Stam (illustre prédécesseur au même poste), ce qui me fait penser que la qualité des joueurs hollandais dans ce secteur doit être étroitement liée au monosyllabisme de leur patronyme. Ensuite, le gardien Oranje Jasper Cillessen, qui a sorti quelques arrêts sympas, mais surtout, quelques magnifiques crochets face aux attaquants adverses qui tentaient de lui mettre la pression. Voici les deux seules raison que vous aviez de ne pas zapper hier soir.


Tendances :
Le match de la 3ème place donnera l'occasion aux Brésiliens de laver un peu leur honneur et aux Hollandais d'apprendre à se libérer.
La finale devrait tourner à l'avantage des Allemands, sauf hold up ou magouille en faveur des Argentins.


Hors du jeu :

1) La raclée infligée au Brésil a bien entendu été la source d'inspration de nombreux farceurs et autres poètes graveleux de la planète foot. La plus belle saillie est à mettre sur le compte de certains utilisateurs de sites de vidéos porno qui ont eu le bon goût de mettre le résumé de ce match en ligne avec des titres et des mots-clefs explicitement tendancieux. Le phénomène a pris une telle ampleur que les hébergeurs se sont même fendus d'un communiqué appelant à arrêter la plaisanterie.

2) Maintenant que le Brésil est sorti, les journalistes spéculent sur la reprise de la contestation. Je crois surtout qu'ils vont être soulagés de en plus avoir à la dissimuler. En tout cas, la profession a encore raté une occasion de redorer son blason.

3) La victoire Allemande contre le pays hôte a aussi eu des effets dévastateurs au Liban, pays historiquement partagé entre les grandes nations du football depuis des décennies. Si les fans du Brésil (pays où la diaspora libanaise est très implantée) sont désormais en deuil, les fans de l'Allemagne (qui le sont pour des raisons essentiellement liées au clichés de ce pays) ont triplé le nombre de drapeaux germaniques attachés à leurs véhicules. Pour ceux qui se demandent ce qu'a pu faire le pays du Cèdre pendant les qualifications à ce mondial, eh bien sachez que nous nous sommes inclinés au dernier tour et que nous avons, entre autres, tenu la Corée du Sud en respect (1-1).

A Lundi, pour la dernière édition de ces Micro-Bilan, qui ont pris pas mal de volume depuis leurs débuts.


Fyldar Jones
Sexssayiste footsaoulé

Photos : Cbc/L'Équipe

Saturday, June 14, 2014

BRÉSIL 2014 : MICRO-BILAN 1

 


La rédaction de Fyldar Jones (c'est-à-dire toujours moi-même), vous propose de faire un petit bilan journalier sur le mondial de foot au Brésil.

Une compétition qui n'est pas sans rappeler le Grand Prix de F1 de Bahrein à bien des égards et qui laisse présager de ce que serait une désormais hypothétique édition de cette compétition au Qatar en 2022.


Dans le jeu :

1) L'arbitre de Brésil-Croatie (3-1) invente le "pénalty anti-émeute" au match d'ouverture. Les Croates se sont fait clairement voler.

2) L'équipe camerounaise est dans le même état que les bleus en 2010 : grève en coulisses et bouillie sur le terrain. Le Mexique en a profité (1-0).

3) L'Espagne s'est fait molester par des Hollandais qui avaient bien caché leur jeu avant la compétition (5-1). Quand RVP et Robben arrivent à s'entendre, ça fait très mal.

4) Le Chili assure contre le petit poucet Australien (3-1) et a les cartes en main pour boulverser les pronostics du groupe B.



Hors du jeu :

1) 15 milliards d'Euros, c'est le coût approximatif de cette sauterie pour le Brésil, hors frais d'arbitrage maison.

2) Malgré l'autisme des journalistes sur la question, il règne une ambiance assez triste, entre la cérémonie d'ouverture assez miteuse et les troubles à l'extérieur des stades.

3) Le Qatar a payé les distributeurs de cable satellite au Liban pour qu'ils coupent les chaînes publiques diffusées à l'international (TF1, Rai uno, etc...) qui proposent des affiches du mondial. Ce, afin d'imposer la vente d'un abonnement d'une centaine de dollars pour avoir accès à la retransmission de la compétition, (!!!) comme cela fonctionne dans la plupart des pays arabes. J'espère que ceux qui sont encore aveuglé en France par les paillettes du QSG et de BEIN se rendront compte que c'est ce qui les attends s'il continuent de vendre leur pays aux capitaux qataris.

A lundi pour le prochain micro-bilan!


Fyldar Jones
Sexssayiste débordé

Photo : The Guardian

Sunday, February 23, 2014

SOTCHI A BON DOS



L'édition 2014 des Jeux Olympiques d'hiver, qui se déroulent depuis deux semaines à Sotchi, ville et station balnéaire du krai de Krasnodar (l'équivalent d'un département en France), se terminent dans quelques heures. La cérémonie de clôture aura lieu ce soir à 20 h, heure locale (UTC/GMT + 04:00) et tournera une nouvelle page de cette compétition d'inspiration nordique qui rend hommage aux sports d'hiver depuis 1924, soit pile 90 ans.

Au-delà de quelques embrouilles d'ordre folklorique, comme la polémique entourant la médaille d'or de la patineuse Adelina Sotnikova, le report de certaines épreuves pour cause de brouillard intempestif, ou encore le fouetté cosaque de Pussy Riot, la compétition se sera finalement déroulée dans une bonne ambiance et sans incident majeur. Pourtant, le pari était plus que risqué pour plusieurs raisons, soulevées avec plus ou moins de sincérité par une certaine presse, essentiellement occidentale. Les principaux griefs avancés par celle-ci s'articulaient sur trois axes majeurs, qu'il est possible de résumer ainsi :

1) Le caractère antidémocratique de la Russie.
2) L'incompatibilité de la région de Sotchi avec les sports d'hiver.
3) Ces jeux sont une vitrine géopolitique au service de Vladimir Poutine.

Si ces arguments vous semblent aussi fondés que légitimes, je vous prie tout d'abord de considérer la petite carte ci-dessous (Les cercles de couleur rouge représentent les zones de conflit, le cercle de couleur verte représente le site des Olympiades) :



 En bref et de façon non exhaustive :

+ La Syrie est en guerre contre l'Occident et les pétromonarchies arabes depuis 2011.
+ Le Liban est indirectement impliqué dans cette guerre et est victime d'attentats à une cadence soutenue depuis fin 2013.
+ La Turquie est directement impliquée dans cette guerre. Son gouvernement a dû faire face à de violentes manifestations de la société civile et doit désormais faire face aux retombées d'un scandale politico-financier de grande ampleur.
+ La Géorgie est dans une situation particulière depuis 2008, deux de ses provinces ayant été reconnues unilatéralement comme indépendantes par la Russie. Le conflit est en suspens.
+ L'Ukraine file tout droit vers une guerre civile suite au débarquement du président, hier, 22 février 2014 (on admirera le timing du pic de la crise avec les J.O.).
+ Les attentats de Volgograd, survenus quelques semaines avant le début des J.O. sont une conséquence directe de la guerre secrète que se sont déclaré Saoudiens et Russes en marge du conflit syrien.


Le point commun entre ces conflits : l'implication des Européens et des Etasuniens d'un côté, des Russes et de leurs alliés de l'autre. Les premiers utilisent des mouvements de contestations populaires pour les détourner à leur avantage, les seconds aident les dirigeants plus ou moins légitimes à se blinder. Vous remarquerez la position très centrale de Sotchi sur cette carte.

Pour parachever votre compréhension du problème, je vous prie de bien vouloir considérer également la carte suivante ainsi que le blog de son auteur.





En clair, il ne s'agit pas ici de chercher à savoir qui est dans son droit ou qui a tort, ni de développer la problématique de l'exploitation des ressources et leur acheminement, mais plutôt de se donner les moyens, sans sombrer dans la paranoïa compulsive, d'analyser calmement certaines données générales contenues dans le problème, afin de commencer à comprendre pourquoi telle ou telle presse ou pouvoir politique prendra telle ou telle position tranchée sur un dossier donné et de chercher à approfondir sur le sujet.


Pour en revenir aux arguments opposés par certains Occidentaux pour critiquer les Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi, voici ce que l'ont pourrait faire remarquer à leurs auteurs, toujours en bref :

1) Sur le caractère anti-démocratique de la Russie : Alors certes, la pirouette de Vladimir Poutine, ancien membre du KGB, pour réintégrer son costume de président sans abîmer la constitution russe est un modèle du genre. Ceci dit, l'Union Européenne, qui permet à des dirigeants très liés au monde de la finance, de déposséder en toute légalité des populations entières de leur souveraineté nationale même en l'absence de soutien populaire, n'est pas non plus ce que l'on pourrait appeler un exploit en matière de démocratie. La situation des États-Unis, pays dans lequel le président de la République est élu au suffrage universel indirect est aussi sujette à caution sur ce plan. Enfin, les amitiés entre ces deux puissances occidentales et certaines monarchies absolues (Arabie Saoudite) ou constitutionnelles (Angleterre, Jordanie, Maroc) devraient poser de sérieux problèmes de conscience aux esprits véritablement humanistes qui compteraient encore dans les rangs occidentaux.

2) Sur l'incompatibilité de la région de Sotchi avec les sports d'hiver : Cet argument est à double tranchant pour toute presse alignée qui s'en prévaudrait, dans la mesure où la décision de confier l'édition 2022 de la Coupe du Monde de Football au Qatar avait tout au plus donné lieu à un menuet de protestations mesurées. Or, si Sotchi a effectivement dû abuser du canon à neige pour tapisser ses pistes, la faute à la douceur naturelle de son climat, il est question, pour le Qatar de construire de stades climatisés (!) voire même de décaler toutes les compétitions annuelles de football à travers le monde pour permettre à cet évènement de se dérouler en hiver (!!). Dénoncer l'un en oubliant l'autre pose donc un sérieux problème de cohérence.

3) Ces jeux sont une vitrine géopolitique au service de Vladimir Poutine : Les deux cartes présentées plus haut démontrent bien que les enjeux politiques de la région dépassent largement le cadre d'une simple manifestation sportive, fut-elle olympique. Le choix de Sotchi corrobore en effet la volonté du gouvernement russe de créer un nouveau pôle dans le Caucase en profitant de la manne faramineuse qui se cache derrière le contrôle des flux d'énergies fossiles dans la région. Cet argument nie aussi la dimension éminemment géopolitique des Jeux Olympiques depuis leur création pendant l'Antiquité, en plus d'oublier que ce sont ces mêmes motifs géopolitiques qui ont poussé la presse et la classe politique occidentale à rivaliser de discrétion lors de l'épisode du Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn, en 2010. La logique suit donc la conscience et la cohérence dans la fosse commune de la sincérité intellectuelle.


Je terminerai en alertant le lecteur sur cet article du Nouvel Obs, rédigé au lendemain des festivités d'ouverture des Jeux, avec un ordre à peine camouflé faisant office de titre "SOTCHI 2014. Pollution, corruption, expropriations : ces JO sont une farce, ignorons-les." et une menace en conclusion, que je me permets de bien isoler du reste du paragraphe pour souligner l'incroyable dérapage qu'il cristallise :

"A vous de choisir votre camp."

Pour ma part, je m'autorise simplement à rappeler que ce n'est pas avec les tripes qu'on a inventé le schmilblick et invite tout un chacun à prendre du recul avant de sauter sur une quelconque conclusion, surtout quand votre interlocuteur, fut-il un organisme de presse, mélange allègrement Logos et Pathos.


Fyldar Jones
Sexssayiste formalisé

Photo : Extrait de la cérémonie d'ouverture des jeux.

Contexte : Les Jeux Olympiques de Sotchi arrivent à leur terme, libérant ainsi les mains du gouvernement russe dont les observateurs attendent désormais la réponse sur le terrain sur les dossiers syrien et ukrainien. Rappelons que la plupart des dirigeants occidentaux impliqués dans ces deux conflits ont boycotté la manifestation, ce qui n'a pas empêché leurs athlètes de briller sur le plan sportif.