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Tuesday, July 29, 2014

LA POUTRE ET LA PAILLE


Évolution de la zone maritime de la bande de Gaza depuis 94


Ah! Les réseaux sociaux... Ces endroits virtuels plus vrais que nature dans lesquels l'on peut tomber sur des articles qu'on aurait jamais été chercher soi-même, pour éviter ces désagréables remontées acides dont l'âge et l'époque se disputent la paternité.

Hier, j'ai eu l'occasion de lire ça : http://www.slate.fr/story/90303/israel-hamas-clarte-morale-amnesie

Je vous laisse en prendre connaissance. Quand vous aurez fini, je vous invite à découvrir pourquoi j'estime que le rédacteur de l'article en question n'a soit rien compris à la géopolitique, soit a fait preuve d'un époustouflant manque de rigueur et de sincérité intellectuelle en le rédigeant.

Z'êtes prêts? C'est parti :






1) Le Hamas a certes refusé le cessez-le-feu proposé par l'Égypte, mais il faut aussi reconnaître que la proposition du général Sissi n'était, ni plus, ni moins, qu'un marché de dupes pour le Hamas et les Palestiniens, pour trois raisons au moins :


* La première, c'est que le gouvernement égyptien est l'ennemi objectif du Hamas. C'est en effet à la suite du coup d'État contre les frères musulmans, sous prétexte que ces derniers étaient en train de vrendre une partie du Sinaï à la milice palestinienne, que Sissi a pris le pouvoir. L'Égypte est aussi le partenaire privilégié d'Israël en ce qui concerne le blocus de la bande de Gaza, entre autres arrangements entre amis.

* La deuxième, c'est que le cessez-le-feu appelait les deux parties à la table des négociations. Pas besoin d'être devin pour imaginer qu'une fois attablé, le gouvernement israélien aurait exigé le désarmement du Hamas comme préalable à toute trève. Or, désarmer le Hamas, c'est enlever le dernier frein à la colonisation israélienne de la bande de Gaza.

* Enfin, l'attitude israélienne sur le dossier rendrait pessimiste n'importe quel diplomate sur le succès d'une négociation équilibrée entre les deux parties. Le trouble autours de la vérité sur la mort des trois israéliens dont la mémoire a été sali au nom d'un prétexte guerrier, le nombre incommensurable de résolutions de l'ONU violées par Israël depuis 1948, le blocus arbitraire avec l'affaire des deux flottilles humanitaires, l'assassinat de Y.Rabin par un extrémiste israélien avant la seule tentative de paix qui a failli aboutir depuis 48, le prétexte de l'union du Fatah avec le Hamas pour adresser une fin de non-recevoir à un éventuel plan de paix… Honnêtement, qui voudrais négocier avec un partenaire aussi capricieux, véritable enfant-roi de la communaute internationale?

L'argument derrière lequel le gouvernement de Netanyahou se réfugie pour adresser ses fins de non-recevoir, est que le Hamas refuse de reconnaître l'État d'Israël. Même que ce serait noté dans ses statuts. Mais la politique coloniale illégale dont se rend coupable le même gouvernement depuis des décennies invalide automatiquement cet argument et justifie même, sur le fond, toute forme de radicalisation palestinienne à l'égard de l'existence de l'État hébreu.

Parce que coloniser la Palestine en douce, c'est implicitement ne pas la reconnaître.

Bref, tout ça revient à considérer que le Hamas serait une milice de résistance véritablement authentique. Mais les choses sont encore plus complexes.






2) Israël est un partenaire objectif des puissances du Golfe arabique, lesquelles financent des milices dites djihadistes, qui ne sont, ni plus ni moins que des bandes de mercenaires armés dont la tâche consiste à :


* Déstabiliser les états voisins de l'Arabie Saoudite, du Qatar, d'Israël et des bases américaines (et, dans une moindre mesure, britanniques). Globalement : tout ce qui n'est pas un royaume à consonnance sunnite. Pourquoi sunnite? Parce que ces derniers sont majoritaires au Moyen-Orient et que la doctrine wahhabite est une merveille pour qui souhaite contrôler une population à travers l'abrutissement des masses, la terreur et l'esclavage. Or, le capital adore ce qui est docile et ne coûte pas cher, surtout quand il est loin de chez lui.

* Chasser/exterminer/intimider les autres communautés (druzes, alaouites, maronites, coptes, kurdes, chiites, arméniens...). On a pu voir que ces milices s'emploient tout aussi bien à couper des têtes de façon ostentatoire qu'à détruire les vestiges de civilisations qui ne sont, généralement, ni d'origine juive, ni d'origine sunnite. Cela dit, la ficelle est désormais tellement grosse qu'il va devenir de plus en plus compliqué pour ces extrêmistes soit disant mûs par la passion d'Allah de justifier leur prise de position :
- Le Baghdadi (dont le Times est sans doute le meilleur agent publicitaire) qui sort que "Dieu ne lui a pas demandé d'attaquer Israël";
- Je ne sais plus quel prédicateur du "printemps syrien" a récemment donné écho en reprochant aux Palestiniens de s'être attaqué à l'État hébreu au lieu de tomber sur Bachar ;
- Les Royaumes du Golfe qui regardent (une fois de plus) leurs correligionnaires se faire tirer comme des lapins sans broncher.
Bref, le boniment ne tient plus que par la grâce du matraquage, qu'il soit intellectuel, physique ou financier.

* Faire tourner le commerce des armes, celui dont personne ne parle jamais mais qui finance toute la politique de l'ombre depuis Mathusalem. En profiter pour mettre la main sur les ressources et faire bosser le monde pas cher en réduisant le niveau de développement à néant. C'est ce qui se fait aussi en Afrique, par les mêmes.


On apelle ça "Gouverner par le chaos." Dans cette perspective, on peut imaginer que le Hamas est une de ces marionnettes, destiné à donner les moyens à Israël de faire la promotion de son bouclier anti-missile, histoire de le refourguer à son partenaire Arabe, tout en déblayant le terrain pour ss futures colonies.

Mais les choses ne sont pas figées et la montée en puissance de l'Iran (ainsi que son ouverture via Rohani) font que la marionnette des uns hier, celle qui devait mettre les bâtons dans les roues d'Arafat, est sans doute devenue celle des autres, celle qui doit progressivement mettre les chiites en position de se lancer dans une nouvelle guerre fratricide contre les sunnites de grande ampleur, dont Israël let les américains seraient les seuls bénéficiaires, à terme. Est-ce que ça aboutira? Après les leçons des deux guerres irako-iraniennes, rien n'est moins sûr.

Enfin, le Hamas a peut-être évolué vers une certaine autonomie/indépendance, comme le Hezbollah, mais honnêtement, je manque d'éléments pour appuyer cette hypothèse avec certitude. Dans ce cas de figure, on assistrait sans doute à un renversement de la situation dans la région, allant dans le sens du déclin de l'Occident et donc d'Israël.


Bref, dans cette histoire, tous les gros protagonistes (Iran/Usa/Isrël/France/Grande-Bretagne/Arabie Soaudite/Qatar/Russie...) sont donc partenaires/concurrents sur le même marché (arme/pétrole/gaz...). Ce qui revient à dire que, comme les autres, Israël à tout intérêt à poursuivre le conflit jusqu'à un certain point, car une fois Gaza en ruine, il sera beaucoup plus facile de pousser ses habitants vers la sortie. À raison d'une offensive irraisonnée tous les deux ans, il n'est pas absurde de penser que tout doute à ce sujet puisse être raisonnablement écarté.






 3) "Gaza nest plus occupé depuis 2005". "Tsahal est une armée morale", "Israël a le droit de se défendre", "Le Hamas utilise des boucliers humains". Toutes ces belles paroles sont autant d'arguments creux dépourvus de la moindre parcelle d'objectivité et - faut-il le préciser- de moralité.

* "Gaza nest plus occupé depuis 2005" : Gaza est cerné depuis près de 7 ans. Le blocus enterre toutes les initiatives de développement, y compris celles qui permettraient aux Palestiniens de profiter du gaz contenu dans leur sous-sol. La plupart de l'approvisionnement se fait dans la clandestinité, la police israélienne s'octroie des pouvoirs administratifs coercitifs de façon arbitraire sur la population palestinienne. Bref, pour des gens qui prétendent avoir beaucoup souffert du nazisme, je trouve que les fils de Sion n'ont pas grand chose à envier aux fascistes.

* "Tsahal est une armée morale" : Une armée morale ne m'aurait pas donné l'occasion de développer à charge jusque-là. En fait, une armée morale va de pair avec un gouvernement moral et le refus israélien de tenter de s'intégrer pacifiquement dans la région, avec l'assassinat de Rabin en point d'orgue, prouve bien que ces gens-là ont une idée plutôt flexible de la morale. Et encore, je n'aborde pas la question des femmes enceintes et des gamins tirés comme des pigeons...

* "Israël a le droit de se défendre" : Inversion victimaire tellement grossière au regard de l'écrasant avantage financier et militaire d'Israël par rapport à la Palestine (sans parler de la corruption internationale qui joue en sa faveur), que je vais éviter de perdre plus de temps à répondre à cette ineptie.

* "Le Hamas utilise des boucliers humains" : Mon préféré. Israël a utilisé la mémoire des déportés et la corde sensible des descendants de ces derniers pour légitimer 70 ans d'apartheid, de massacre, de colonisation et de corruption. Les quelques hommes politiques qui ont essayé de faire autre chose se sont soit faits dégommer, soit se sont faits gentiment calmer (la dernière en date, Tzipi Livni).





En conclusion :

Loin d'êtres enfants de cœur, les troupes du Hamas (du moins celle qui sont palestiniennes, parce que le mercenariat est l'autre partie immergée de l'iceberg du trafic d'arme que les médias font mine de ne pas voir) ont, sur le principe, toutes les justifications historiques, morales et humaines pour s'en prendre à Israël. Le font-ils pour la bonne cause ou pour les affaires? Sont-ils des pions ont des acteurs? Toutes ces questions passent malheureusement au second plan face à l'attitude israélienne (et de la communauté internationale qui soutien son gouvernement). Israël a en effet l'entière responsabilité de ce conflit, comme des précédents, parce que cet État est fondé sur une spoliation qui trouve de nébuleuses justifications historiques, dont certaines vieilles de plusieurs centaines d'années, totalement irrecevables et a savamment entretenu la spirale d'une violence trouvant sa source dans une forme assez virulente de racisme depuis les prémisses de sa création.

Dans cette optique, il est évident que la destruction de Gaza ne profitera qu'à Israël, malgré ce que les gesticulations intellectuelles de Slate essayeront de faire croire à leurs lecteurs.

Enfin, il serait de bon ton que les européens dont les gouvernements soutiennent Israël et qui sont même passivement d'accord avec cette position (comprendre "neutres"), cessent de se gargariser avec la deuxième guerre mondiale, la déportation ou l'holocauste, parce que dans ce contexte, la posture ne se distingue désormais, ni plus, ni moins que par son extraordinaire hypocrisie.



Fyldar Jones
Sexssayiste au thorium


Photos: 

1) Ism-France.org
2) Hostingpics.com
3) Lpcdn.ca
4) Lelibrepenseu.org
5) Doctissimo

Saturday, July 12, 2014

Il Y A 8 ANS : LA GUERRE DES 33 JOURS



Il y a 8 ans, jour pour jour, commençait la guerre de 33 jours, pendant laquelle l'armée israélienne s'était mise en tête de bombarder le Liban en représailles à l'enlèvement de soldats de Tsahal par le Hezbollah.

Au terme de ce conflit qui a fait plus d'un millier de victimes parmi les civils libanais, le gouvernement israélien a mis un terme à l'opération sans avoir pu remplir aucun des objectifs qu'il s'était fixé, à savoir, grosso modo : éradiquer/décapiter le Hezbollah, déloger les populations libanaises (toutes confessions confondues) du Sud-Liban pour compenser le terrain perdu suite au retrait forcé de 2000 et récupérer leurs hommes vivants. Quelques semaines avant le début de cette guerre, le gouvernement israélien était déjà en train de bombarder les territoires palestiniens en représailles à un autre enlèvement de soldats, revendiqué par le Hamas, cette fois.

Aucun des pays arabes n'avait bougé le petit doigt pour dénoncer ces deux agressions, à l'époque, pas plus que l'assemblée de l'ONU, devant laquelle le premier ministre Sanioura avait été pleurer, pendant que la population libanaise accueillait les réfugiés avec un sérénité dont elle fut la première à être surprise au regard de la précarité de l'état des relations intercommunautaires dans le pays.

Une chose est certaine avec du recul : cette défaite stratégique a confirmé que la puissance israélienne avait déjà bien entamé sa phase de déclin. Si les leaders de nos voisins du sud n'arrivent pas à dépasser le réflexe primaire de la violence comme seule voie de dialogue, il est d'autant plus sûr que ce pays n'en a plus pour très longtemps à vivre.

Ironie du sort, l'exemple le plus emblématique du XXème siècle qui corrobore ce propos est celui du IIIème Reich. Il faurt croire qu'à force de se focaliser sur l'Holocauste, les Israéliens sont passés à côtés de toutes les leçons utiles que cette triste période de l'Histoire des hommes avait à dispenser. Ceci dit, il n'est jamais trop tard pour bien faire. A bon entendeur...



Fyldar Jones
Sexssayiste

Photo :  irdidiplomacy

Friday, March 7, 2014

LAST ACTION PRESIDENT



L'heure est grave!

La plus grande démocratie de la galaxie, les États-Unis d'Amérique, a été infiltrée par une horde de crocodiles cosmiques. Ces monstres venus de l'espace veulent éradiquer la race humaine en provoquant une Troisième guerre mondiale.

Ces immondes créatures, reconnaissables à leur cuir escamotable et à leurs larmes factices, œuvrent dans l'ombre pour mener leur terrible plan à exécution. Toute forme de contestation est considérée comme hérétique, lorsqu'elle n'est pas purement et simplement détournée au profit de ces infâmes reptiles.

Alors que l'Humanité semble perdue, un homme décide de se dresser contre l'envahisseur. 

Un homme, qui a jadis vécu au service de ces monstres mais qui a réussi à briser ses chaînes.
Un homme, qui a compris qu'on ne pouvait pas être libre sans défier ses maîtres.
Un homme, qui a décidé de s'offrir une paire de mocassins avec la peau de ses ennemis.

Cet homme, c'est Vladimir Poutine.
VLADIMIR POUTINE EST LE LAST ACTION PRESIDENT!

(Bientôt en hyper 3D dans un cinéma de votre quartier.)




J'imagine que vous vous posez la question suivante : l'auteur de cette parodie de bande-annonce est-il un admirateur hystérique de l'actuel président russe ou bien un féroce détracteur qui cherche à tourner ce dernier en ridicule? Je mets donc fin au suspense : la réponse se situe entre les deux.

Au-delà de la morale et du parti pris, il faut reconnaître une chose : Vladimir Poutine est à l'iconographie du cinéma américain ce que François Mitterrand était à la constitution française de 1958, c'est-à-dire, son meilleur disciple. Cela fait maintenant des années que l'homme fort du Kremlin travaille son image d'action man, tant sur le plan politique qu'au niveau de sa communication : Poutine le judoka, Poutine le chasseur, Poutine le cavalier, Poutine l'ami des bêtes, Poutine le roi de la gâchette, Poutine le skieur... À côté de lui, la bonhommie pataude du coureur de jupons François Hollande ou l'aura pâlichonne d'archevêque de l'antiracisme de gala Barack Obama, c'est de la roupie de sansonnet.

Il suffit de se promener cinq minutes sur la toile pour s'en rendre compte : chacune des précédentes crises qui ont opposé la Russie aux Occidentaux depuis les années 2000 n'ont fait que renforcer un sentiment d'admiration assez irrationnel envers Vladimir Poutine chez la plupart des opposants à la politique atlantiste de Washington et ses alliés, notamment en Europe et dans les pays arabes. Quand ses adversaires tentent désespérément de l'associer à Adolf Hitler, une tactique aussi éculée que puérile, ses fans en font un joueur d'échecs, un dresseur de grizzly ou un commandant en chef à mi-chemin entre Ed Harris et Daniel Craig. Staline doit être envieux : avec le culte de la personnalité façon Poutine, plus besoin de statues géantes et de goulags. Une partie de la population mondiale qui n'a aucun lien avec l'homme, son pays ou sa culture, se charge désormais de faire le boulot à sa place.




Le Président russe peut remercier ses ennemis pour ce franc succès. C'est en effet grâce à leur schizophrénie qui allie sans scrupules laïus humaniste et perfidie vénale, que l'homme qui voulait jadis traquer les terroristes tchétchènes "jusque dans les chiottes" a réussi à troquer l'image du sombre malfrat post-soviétique pour celle de l'homme fort du moment, candidat au prix Nobel de la paix pour la seconde fois consécutive.

Cela étant dit, il faut raison garder : Vladimir Poutine est avant tout un chef d'État qui a repris le contrôle d'un pays laissé en pâture aux charognards après la chute fracassante de l'URSS. Il serait dommage que les inconsistances de "l'axe du bien" nous fassent oublier que cet homme travaille d'abord pour les cercles du pouvoir russe. Il n'est d'ailleurs pas impossible, au cas où la crise ukrainienne lui permettrait de marquer des points décisifs contre son meilleur ennemi, que l'homme fasse déchanter ses supporters les plus acharnés en tuant son propre mythe de rempart au déclin de l'Occident. N'oublions pas que les nouveaux nerfs de la guerre sont désormais les énergies fossiles et l'eau potable et qu'aucun d'entre nous ne dispose d'informations précises sur l'état actuel des stocks mondiaux.

Bref, comme l'a dit un jour un anonyme éclairé : "Méfiez-vous d'une personne trop compétente, elle risque de manquer d'humanité."

En attendant, rien ne nous empêche de rigoler un bon coup





Fyldar Jones
Sexssayiste mammaire

PS : Je ne crois pas aux reptiliens. Pour moi, ce sont les chats qui gouvernent la terre et les cafards qui cherchent à l'envahir.


Photos : 
1) Montage de mon cru 
2) Poutine prends le maquis, alert2neg
2) Poutine "chessmaster" Agence Info Libre
4) Caricature, Patriot Post

Contexte : Le bras de fer russo-américain continue en Ukraine. Les deux pays s'échangent des critiques acerbes, alors que l'armée russe a considérablement renforcé sa présence militaire en Crimée. La présence de mouvements d'extrême droite au sein de la coalition putschiste de Kiev n'est plus contestée par les Occidentaux, alors que la Russie a émis un mandat d'arrêt contre l'un de ses hommes forts, pour terrorisme. Sur le net, Vladimir Poutine gagne la bataille des photomontages et autres parodies, alors que la récente intervention d'Hillary Clinton confirme que l'occident est à court d'idées pour justifier le bien-fondé de sa position sur ce dossier.


Wednesday, March 5, 2014

UN DESSIN PAR SEMAINE (Épisode 2)


 La crise frappe tout le monde!


Contexte : Quand j'étais jeune, je lisais dans Images Doc que les réserves de pétrole et de gaz commenceraient sérieusement à s'épuiser dans une quarantaine d'années, grosso modo. C'était il y a 20 ans et nous étions encore 5 milliards et des patates. Aujourd'hui, nous sommes plus de 7 milliards et mon petit doigt me dit que c'est la panique généralisée parmi les concurrents de la grande course au pouvoir, au confort et au progrès. Que les populations civiles se rassurent : elles seront, comme d'habitude, les premières à trinquer.


Fyldar Jones,
Sexssayiste scribouillard


Wednesday, February 19, 2014

LETTRE À BOTUL-HENRI LEVY



Bernard... Que va-t-on faire de toi, Bernard...

Je me souviens encore de la première fois où j'ai entendu le nom de Bernard-Henri Levy. C'était dans les années 90 et je devais avoir entre 13 et 15 ans. Lui en avait presque le quadruple et venait de se faire entarter pour la énième fois. Je me souviens avoir alors demandé à un membre de ma famille de le décrire en quelques mots. La réponse fut aussi claire que brève : "ce type, c'est un crétin".

Il faut te rendre à l'évidence, Bernard : contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette description est loin d'être subjective. Tu seras par ailleurs surpris d'apprendre qu'elle émane d'une personne qui a pu apprécier certains de tes livres (notamment celui où tu parles de New York) sans pour autant que cela ne modifie d'un iota son opinion sur l'homme que tu incarnes. Un homme qu'il est désormais difficile de dissocier de l'image de nymphomane du génocide que tu as étalé en marge des "printemps arabes", à laquelle il faut bien évidemment ajouter celle du cuistre savamment identifié par Desproges dans une démonstration qui suffit à te résumer à elle seule. Tiens, on va se la repasser, juste pour le plaisir.






Il avait eu l'œil vif et le mot juste, Desproges. Il t'a vu venir et ne t'a pas raté. En plus, à l'époque, tu n'étais pas encore champion du monde des entartés, avec un total record qui s'élève désormais à sept lancés sur ta face de lune, preuve que tu étais déjà bien grillé aux yeux de certains esprits authentiquement brillants. Mais tu vois, Bernard, il faut aller au-delà de la performance pour saisir le sens profond qui se cache derrière toute cette crème que certaines personnes s'obstinent à vouloir t'étaler sur le visage.

Il est en effet possible de mesurer l'importance et la valeur d'un individu en fonction des moyens qui ont été mis en œuvre par ses ennemis pour lui nuire. Ainsi, certains sont jetés en prison (Mandela), d'autres sont assassinés à coups de missiles (Hüseyin), d'autres encore sont frappés par des cancers inopinés (Chavez), alors que les plus dangereux sont généralement abattus sans sommation (Kennedy, Rabin). Ce principe va au-delà de la distinction entre le bien et le mal et s'affranchit même des opinions personnelles de tout un chacun : ainsi, Timochenko croupit elle aussi en prison, Hariri père a sauté sur 30 kg d'explosifs et même DSK a eu droit à la totale en matière d'humiliation médiatique.

Mais avec toi, Bernard, on se contente simplement de te balancer des tartes à la gueule et de te traiter de boulet. Ça ne t'a jamais interpellé?

Pourtant, tu es relativement dangereux, Bernard. Pas mal de personnes ont pu dénoncer l'influence malsaine que tu exerces, en France, sur le monde de l'édition ainsi que sur une partie des médias. Une influence qui te sert à faire la promotion de tes films (TOUS aussi nuls, faut le faire), de tes livres (il paraît, d'après ton grand ennemi Soral, que seul ton premier bouquin vaut quelque chose) et de tes guerres (enfin, je dis "tes" guerres, mais on se comprend, hein?). Une mainmise que tu n'as aucun scrupule à manier comme un vrai petit président de république bananière, châtiant çà et là les quelques outrecuidants qui auraient eu le malheur de disserter en public sur ta "véritable nature de cuistre", pour reprendre Desproges. 

À ce sujet, Éric Naulleau, qui ne te porte pas dans son cœur mais qu'on ne saurait taxer d'antisémite, de fasciste ou de complotiste (tes motifs privilégiés pour adresser des fins de non-recevoir à quiconque vient te mettre le nez dans ton pipi), l'a clairement énoncé, il n'y a pas si longtemps :

"J'explique l'imposture BHL, c'est-à-dire, absence d'œuvre totale et puis quelqu'un qui, tous les ans, essaye un costume différent. Il a essayé Malraux, mais ça taillait un peu grand. Maintenant il se prend pour Mauriac, plus récemment encore pour Tocqueville, etc… mais, toujours est-il que, effectivement, quand (Catherine) Ceylac lui dit (…) qu'il est quand même étonnant que personne ne veut venir (le confronter en public), que tout le monde a peur, [BHL] demande béatement, alors qu'il le sait très bien : peur de quoi?"

Et pendant que je passe en vignette, on le voit qui se marre, qui refait sa coiffure, qui rajuste son inamovible chemise blanche. Je trouve que c'est une image très, très inquiétante, non seulement de la république des lettres mais de la République tout court, où il y a des parrains, pour revenir à cette image de la mafia, qui font régner une forme de terreur, il faut bien le dire."


La crème du crime organisé?


Bref, ce n'est pas aussi synthétique que du Desproges, mais ça livre malgré tout une image plus que complète du personnage que tu joues, en équilibre sur le dos d'une intelligentsia brimée et d'un contribuable tondu jusqu'à l'hypoderme pour financer tes sorties.

Heureusement que ce que l'on appelle la justice immanente est loin d'être un concept creux et permet aux personnes qui voudraient simplement te voir t'étrangler avec la chantilly de la 8ème tarte qui t'atterrira sur la tronche, de se contenter d'attendre patiemment que tu te prennes tout seul les pieds dans le tapis rouge que tu adores dérouler toi-même en marchant, nez au vent, vers le ravin de ta vacuité.

Voilà, mon petit Bernard, ce que j'avais envie de te dire depuis un moment. Si tu as aimé cet article et que tu souhaites me récompenser pour mes efforts, sache que je me satisferai de toutes les archives inédites qui composent l'œuvre complète de Mme Dombasle que tu pourrais me refourguer (sauf son film avec Kinski, qui ne vaut pas grand-chose). Si par contre tu m'as trouvé déplacé, je te conseille de lire un petit coup de Botul avant de dormir. Tu verras, ça passera tout seul.


Fyldar Jones
Sexssayiste aigre-doux

Photo : 1) BHL et Dombasle en mode "Jacky de luxe" posant pour Paris Match. 2) L'entartage numéro je ne sais plus combien (source AllainJules.com).

Contexte : Après avoir soutenu les "révolutions" arabes dont on peut désormais admirer les retombées désastreuses, notamment en Syrie et en Égypte, BHL est récemment monté au créneau pour soutenir la révolte ukrainienne, ce qui a éveillé chez votre serviteur, l'envie de s'adresser directement à cet entarté de classe mondiale.

Monday, September 2, 2013

PREUVES WARS




♫ Où sont les preuves,
   Grâce auxquelles on f'ra plein de veeeuves.
   Où sont les preuves, les preuves, les preuves, les preuves, les preuves,
   Où sont les preuves
   Pour lesquelles nos obus pleeeuvent. 
   Où sont les preuves, les preuves, les preuves, les preuves, les preuves,
   Où sont les preuves ♫


Albert Camus s'était un jour exprimé de fort jolie manière au sujet de la parodie au cours d'une émission de télévision à laquelle il avait été invité en 1959 pour expliquer sa conception du théâtre :

"La Parodie vaut mieux que le mensonge. elle est plus près de la vérité qu'elle joue."
  Carnets III, Mars 1951- Décembre 1959 
  Recueil autobiographique publié à titre posthume, en 1989.

Le prestigieux écrivain pluridisciplinaire ne s'était alors certainement pas imaginé que ces quelques mots serviraient un jour de passerelle entre un détournement fait maison du célèbre morceau "Où sont les femmes" de Patrick Juvet et la querelle diplomatique qui oppose en ce moment même Russes et Étasuniens autours de la question de l'implication du régime syrien dans l'attaque chimique qui aurait fait près de 1500 victimes dans la banlieue de Damas. Pour ceux qui ne connaissent ni l'un ni l'autre et qui en plus n'ont aucune idée de l'actualité que je tente de commenter ici, je vous invite à lire (ou à relire) mon précédent article intitulé "Nabilla Frank" pour être informé de tout le mal que je vous souhaite.

Je me rends compte au passage que je n'ai pas proféré la moindre insanité à caractère sexuel depuis le début de ce billet d'humeur. C'est pourtant pas la mine de crayon qui me manque en ce moment, comme pourraient le dire les québecois... Enfin bref, revenons à nos gonades. Voilà, c'est mieux.

La comédie occidentale de la "ligne rouge à ne pas dépasser" continue donc de passionner l'opinion publique au fur et à mesure que les haut-fonctionnaires de la sacro-sainte zobocratie rivalisent d'ingéniosité pour faire durer le suce-pince: témoignages recueillis par l'OSDH (L'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme, sorte de bloggeur officiel qui a réussi), les journalistes-espions du journal Le Monde avec des traces de sarin sur les poils pubiens, les images satellites HD, les vidéos de carnage et autres "Nous savons de source sûre et secrète." 
Cette avalanche d'éléments est à mettre en parallèle avec l'assourdissant silence de la part des inquisiteurs, à chaque fois que des individus affiliés à la rebellion sont pris en flagrant délit de recel, de transport, de préparation ou d'utilisation de substances chimiques visiblement destinées à être employées sur le terrain. Des informations qui, par le plus curieux des hasards, ne sont pratiquement jamais relayées par les médias alignés, ou alors du bout des lèvres inférieures uniquement.

Le Russe de son côté, se fout ouvertement de la gueule de ses homologues à chacune de leurs tentatives et pour cause: il sait très bien qu'il sera pratiquement impossible à quiconque dans cette histoire de fournir la moindre preuve irréfutable qui incriminerait de manière catégorique le régime syrien ou les mercenaires de l'ASL. 
Il se souvient aussi que le Saoudien lui a fait du pied il y a un mois pour qu'il lâche la Bacharde, ce qui le conforte dans sa position et lui permet de balayer d'un revers de doigt d'honneur toutes les pièces à conviction présentées par les renseignements respectifs des membres du ménage à trois qui cache la partouze néo-colonialiste. Vladimir Poutine fait ainsi savoir qu'il ne serait pas dupe et s'est sans doute préparé depuis longtemps à l'éventualité où son adversaire, ayant oublié de prendre ses cachetons, se mettrait subitement à tirer sur tout ce qui bouge. 

Bref, comme pour l'affaire du World Trade Center, avec ses terroristes pourvus de passeports indestructibles, capables d'être retrouvés intacts dans les décombres de deux crashs combinés impliquant deux avions de ligne ainsi que les tours jumelles les plus hautes du monde en leur temps, la sanction et le coupable de la tragédie syrienne ont été définis avant même le début d'une éventuelle enquête préliminaire. La mascarade médiatique autours de cette histoire de preuve n'est donc, à mon humble avis, qu'une diversion destinée à détourner nos yeux de ce qui se passe réellement en Syrie, à savoir que les plus grandes armées du monde en sont déjà aux coups de semonce. 

En conclusion, je pense que cette parodie de justice internationale telle qu'elle se déroule devant nous, aurait sans doute inspiré Albert Camus à compléter sa brillante citation, en écoutant d'une oreille distraite ma reprise caricaturale du "tube" de Patrick Juvet .

Fyldar Jones
Sexssayiste

Photo : Le passeport de l'un des suicidaires du 11 septembre. Vous remarquerez qu'à moins d'être illettré, vous serez capable d'en décrypter la plupart des informations à l'œil nu.

Contexte : Pressés d'intervenir en Syrie, France et Etats-Unis sont en train d'essayer de faire passer la pillule guerrière en toute légalité constitutionnelle, en espérant ainsi ne pas se retrouver dans la même position qu'un certain Erdogan en n'en faisant qu'à leur tête. Vladimir Poutine lui est de plus en plus sec au fur et à mesure de ses interventions et semble être paré à toute éventualité. Le régime syrien est quant à lui d'ores et déjà prêt à se défendre, selon son président.


Sunday, September 1, 2013

NABILLA FRANK




Pauvre démocratie. Qu'ont-il fait de toi?

Toi qui, comme toute jolie jeune femme un peu perdue dans un monde de brutes, t'es retrouvée assez vite et sans bien t'en rendre compte, à faire le tapin pour les bouchers que tu devais empêcher de prospérer. Quelque part, c'est comme si Anne Frank avait été "pimpée" en Nabilla dans un labo miteux : "Allez Polo, tu remplaces le cœur par le cul, tu vires le cerveau. Avec les cheveux ça ne se verra pas. Ensuite, tu me regonfles les air-bags et tu me testes tout le bazar. Tant que tu y est, mets-y donc un p'tit coup de gonflette sur les lèvres. Comme ça, les gens seront encore moins attentifs à ce qu'elle dira."

Plus sérieusement, l'inversion au niveau des valeurs en occident a atteint un tel niveau depuis quelques années qu'il devient de plus en plus facile de dénoncer les failles d'un système proxénète et ce, malgré le contrôle de plus en plus accru des flux d'information. Le problème, c'est que beaucoup de gens se font encore avoir par des boniments dont le degré de subtilité commence petit à petit à rivaliser avec celui des scénarios de films de boules. La faute, sans doute, à la double pénétration permanente que subit leur intellect depuis des décennies, avec d'un côté, l'abrutissement prodigué par les médias de masse et de l'autre le chantage moral de la hiéarchisation de la souffrance, destinés à tuer toute tentative de réflexion dans l'œuf. Ah oui! J'oubliais la carotte de la peur dans le sphincter, histoire de diminuer la résistance du cerveau pris en sandwich ainsi que l'anneau pénien (ou les boules de geisha, en fonction), destiné à achever toute envie de réfléchir à grands coups de pulsions.

Ainsi harnaché, l'esprit est donc incapable de se rendre compte des signes pourtant évidents qui devraient l'orienter vers la bonne voie, soit celle qui mène à une vision équilibrée du monde qui l'entoure. C'est ainsi que ce dernier :


+ Ne se scandalise pas de voir qu'un Cohn Bendit, qui a pu par le passé faire publiquement l'apologie de la pédophilie, n'ait fait l'objet d'aucune procédure alors qu'un Dieudonné M'Bala M'Bala est persécuté depuis plusieurs années pour avoir assimilé dans un sketche les pratiques des autorités israéliennes à celles des nazis.

+ Ne trouve pas illogique qu'une superpuissance qui veut imposer la démocratie, à coups de napalm et de gang bangs, n'ait toujours exigé des monarchies qui lui servent de partenaires abdiquent en faveur de la gouvernance "du peuple, par le peuple et pour le peuple".

+ Ne s'étonne pas que la découverte d'un des plus grands gisements de gaz naturel du monde soit comme par hasar pile là où l'ONU a autorisé la création de l'Etat d'Israël sur les terres et la tête des palestiniens en 1948.

+ Ne s'impatiente pas quand on tarde à lui présenter des preuves infaillibles de l'utilisation d'armes chimiques par le régime Syrien contre sa propre population, alors que l'affaire des journalistes du journal Le Monde aux yeux qui piquaient semble être en veille prolongée.

A noter que cette liste est loin d'être exhaustive mais se permet, sans aucun complexe, de prendre des exemples tirés de l'actualité récente, qui concerne essentiellement le Moyen-Orient.

J'invite donc les sceptiques, ceux qui croient mot pour mot toutes les âneries qui leur sont servies, à commencer par enlever la carotte et l'anneau (ou les boules) des zones qu'elles occupent. Ainsi délestés, il remarqueront peut-être les deux godes qu'on leur a discrètement fourré dans les oreilles et pourront ainsi constater que les gémissements d'Anne Frank couvrent désormais le discours abscons de Nabilla.

Fyldar Jones
Sexssayiste

Photo : Nabilla Benattia et son heure de gloire au cours de l'émission Les Anges de je ne sais plus quoi parodiés par un fan de Dieudonné.

Saturday, August 31, 2013

SYRIE ELEISON




Alerte générale, comme disait l'autre! Le compte à re-bourses a commencé! 

Obamax et Hollandix veulent infliger une "punition" à la vilaine Bacharde et commencent à se cajoler mutuellement pour essayer de convaincre leurs opinions publiques respectives qu'il n'y aura pas besoin de forcer sur la vaseline. La partie SM peut donc commencer et ce, dès ce week end, si le gode blesse l'Amérique et que le Russe parqué à Tartous décide d'être plus tolérant envers les minorités sexuelles. 

Cette fois, c'est la bonne : les "preuves" américaines ont l'air tellement vraies que les journaux n'auront bientôt plus besoin d'enfermer le terme entre d'odieux guillemets, quand bien même ces "preuves" se résumeraient à un sommaire "Nous Savons." François, de son côté, est enfin prêt à incarner une France dont il est sûr (à tort) qu'elle est unanimement partante pour cette expédition punitive qui est aussi cohérente que la condamnation pour pratiques sexuelles hors-mariage de la norvégienne violée il y a quelques temps déjà à Dubaï. Ceci dit, les deux survivants de l'Axe senteur Phosphore Blanc vont quand même attendre que les types de l'ONU se cassent, histoire de ne pas être pris en flagrant délit de tournante.

Qu'à cela ne tienne, Obama n'arrive plus à se retenir : ça y est, le monde, c'est lui et son administration. Tu pètes pas loin de Bagdad et c'est sa couche d'Ozone qui morfle. Du coup, il a le droit de venir faire des trous chez toi avec tous ses beaux missiles bien fuselés. Ceci dit, monsieur est grand seigneur : il se tâte encore avec circonspection et promet à demi-mot qu'il laissera les salafistes-fuckers poursuivre le travail. J'ai dis "pas de bottes", mon pote. Tu peux remettre ta calotte.

Ainsi, les fameuses preuves en question, par ailleurs fournies par les renseignements américains, dont la réputation de menteurs et de manipulateurs ne saurait décemment en questionner l'authenticité, suggèrent donc que Bachar el Assad aurait sciemment invité des inspecteurs de l'ONU pour gazer des gens sous leur nez afin de mieux faire porter le chapeau aux rebelles. Pourquoi pas? Je suis prêt à accepter cette version, si l'on me démontre en retour, à l'aide de véritables preuves cette fois dépourvues de tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à des guillemets, que le constat de Carla Del Ponte a établi au printemps dernier était complètement à côté de la plaque.

Toujous est-il que pour éviter que les gens ne posent des questions indécentes à leurs dirigeants, Kerry vient nous rappeler que nous avons de toute façon affaire à un "voyou et un assassin" que l'on peut donc condamner avec comme toute preuve un solide "Nous savons." Merci John, t'es un bon, même si le Pentagone et 200 élus étasuniens au moins pensent que votre plan, c'est de la merde.

Fyldar Jones,
Sexssayiste.

Photo : Gode de Marque Head O Sate

Contexte : Depuis le début de la semaine, les gouvernements américain, britannique et français essayent de faire valider le déclenchement d'une intervention armée en Syrie sans avoir l'aval du Conseil de Sécurité de l'ONU. Il s'agit pour le trio occidntal de "punir" le président syrien. Le parlement britannique ayant adressé une fin de non-recevoir au Premier Ministre James Cameron au sujet de cette initiative fortement critiquée par la communauté internationale, Barrack Obama et François Hollande tentent une énième sortie en promettant des preuves irréfutables qui incrimineraient le régime syien, accusé depuis plusieurs mois d'utiliser son arsenal chimique contre sa population. Pour l'heure, aucune preuve tangible allant dans ce sens n'a été présentée alors que de nombreux observateurs considèrent qujourd'hui que le conflit syrien est téléguidé depuis l'étranger.