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Wednesday, March 12, 2014

UN DESSIN PAR SEMAINE (Épisode 3)

Traduction : Si seulement la main d'Adolfey n'était pas tremblante. 
Meilleur photo jamais faite!



Contexte : Détournement de la "Selfie" de Ellen DeGeneres (il y a des noms qu'on ne choisit pas), qui, après avoir battu tous les records sur tweeter, vient de se faire damer le pion par celle d'Alice Saglisse, dans l'enfer de mes méninges, du moins. Oui, je sais, c'est pas terrible comme vanne graphique, sans compter que l'exécution est pour le moins moyenne. Mais bon, je me rattrapperai avec le billet d'humeur de vendredi. Bonne semaine d'ici là!


Fyldar Jones
Sexssayiste à rabord

Friday, March 7, 2014

LAST ACTION PRESIDENT



L'heure est grave!

La plus grande démocratie de la galaxie, les États-Unis d'Amérique, a été infiltrée par une horde de crocodiles cosmiques. Ces monstres venus de l'espace veulent éradiquer la race humaine en provoquant une Troisième guerre mondiale.

Ces immondes créatures, reconnaissables à leur cuir escamotable et à leurs larmes factices, œuvrent dans l'ombre pour mener leur terrible plan à exécution. Toute forme de contestation est considérée comme hérétique, lorsqu'elle n'est pas purement et simplement détournée au profit de ces infâmes reptiles.

Alors que l'Humanité semble perdue, un homme décide de se dresser contre l'envahisseur. 

Un homme, qui a jadis vécu au service de ces monstres mais qui a réussi à briser ses chaînes.
Un homme, qui a compris qu'on ne pouvait pas être libre sans défier ses maîtres.
Un homme, qui a décidé de s'offrir une paire de mocassins avec la peau de ses ennemis.

Cet homme, c'est Vladimir Poutine.
VLADIMIR POUTINE EST LE LAST ACTION PRESIDENT!

(Bientôt en hyper 3D dans un cinéma de votre quartier.)




J'imagine que vous vous posez la question suivante : l'auteur de cette parodie de bande-annonce est-il un admirateur hystérique de l'actuel président russe ou bien un féroce détracteur qui cherche à tourner ce dernier en ridicule? Je mets donc fin au suspense : la réponse se situe entre les deux.

Au-delà de la morale et du parti pris, il faut reconnaître une chose : Vladimir Poutine est à l'iconographie du cinéma américain ce que François Mitterrand était à la constitution française de 1958, c'est-à-dire, son meilleur disciple. Cela fait maintenant des années que l'homme fort du Kremlin travaille son image d'action man, tant sur le plan politique qu'au niveau de sa communication : Poutine le judoka, Poutine le chasseur, Poutine le cavalier, Poutine l'ami des bêtes, Poutine le roi de la gâchette, Poutine le skieur... À côté de lui, la bonhommie pataude du coureur de jupons François Hollande ou l'aura pâlichonne d'archevêque de l'antiracisme de gala Barack Obama, c'est de la roupie de sansonnet.

Il suffit de se promener cinq minutes sur la toile pour s'en rendre compte : chacune des précédentes crises qui ont opposé la Russie aux Occidentaux depuis les années 2000 n'ont fait que renforcer un sentiment d'admiration assez irrationnel envers Vladimir Poutine chez la plupart des opposants à la politique atlantiste de Washington et ses alliés, notamment en Europe et dans les pays arabes. Quand ses adversaires tentent désespérément de l'associer à Adolf Hitler, une tactique aussi éculée que puérile, ses fans en font un joueur d'échecs, un dresseur de grizzly ou un commandant en chef à mi-chemin entre Ed Harris et Daniel Craig. Staline doit être envieux : avec le culte de la personnalité façon Poutine, plus besoin de statues géantes et de goulags. Une partie de la population mondiale qui n'a aucun lien avec l'homme, son pays ou sa culture, se charge désormais de faire le boulot à sa place.




Le Président russe peut remercier ses ennemis pour ce franc succès. C'est en effet grâce à leur schizophrénie qui allie sans scrupules laïus humaniste et perfidie vénale, que l'homme qui voulait jadis traquer les terroristes tchétchènes "jusque dans les chiottes" a réussi à troquer l'image du sombre malfrat post-soviétique pour celle de l'homme fort du moment, candidat au prix Nobel de la paix pour la seconde fois consécutive.

Cela étant dit, il faut raison garder : Vladimir Poutine est avant tout un chef d'État qui a repris le contrôle d'un pays laissé en pâture aux charognards après la chute fracassante de l'URSS. Il serait dommage que les inconsistances de "l'axe du bien" nous fassent oublier que cet homme travaille d'abord pour les cercles du pouvoir russe. Il n'est d'ailleurs pas impossible, au cas où la crise ukrainienne lui permettrait de marquer des points décisifs contre son meilleur ennemi, que l'homme fasse déchanter ses supporters les plus acharnés en tuant son propre mythe de rempart au déclin de l'Occident. N'oublions pas que les nouveaux nerfs de la guerre sont désormais les énergies fossiles et l'eau potable et qu'aucun d'entre nous ne dispose d'informations précises sur l'état actuel des stocks mondiaux.

Bref, comme l'a dit un jour un anonyme éclairé : "Méfiez-vous d'une personne trop compétente, elle risque de manquer d'humanité."

En attendant, rien ne nous empêche de rigoler un bon coup





Fyldar Jones
Sexssayiste mammaire

PS : Je ne crois pas aux reptiliens. Pour moi, ce sont les chats qui gouvernent la terre et les cafards qui cherchent à l'envahir.


Photos
1) Montage de mon cru 
2) Poutine prends le maquis, alert2neg
2) Poutine "chessmaster" Agence Info Libre
4) Caricature, Patriot Post

Contexte : Le bras de fer russo-américain continue en Ukraine. Les deux pays s'échangent des critiques acerbes, alors que l'armée russe a considérablement renforcé sa présence militaire en Crimée. La présence de mouvements d'extrême droite au sein de la coalition putschiste de Kiev n'est plus contestée par les Occidentaux, alors que la Russie a émis un mandat d'arrêt contre l'un de ses hommes forts, pour terrorisme. Sur le net, Vladimir Poutine gagne la bataille des photomontages et autres parodies, alors que la récente intervention d'Hillary Clinton confirme que l'occident est à court d'idées pour justifier le bien-fondé de sa position sur ce dossier.


Saturday, February 22, 2014

BILAN DE L'OURAGAN DIEUDONNÉ



Il faut se rendre à l'évidence : même sans battage médiatique pavlovien à charge qui fait passer la France pour l'Oceania de Georges Orwell, "l'humoriste franco-camerounais M'Bala M'Bala" fait toujours rire. Pis, les hordes de ses fans, irréductibles néosnazis inversés dégoulinants de haine visqueuse et gammée devant l'éternel, résistent encore et toujours au bon sens comme à la morale en se rendant aux "meetings politiques" nauséabonds de cette créature sortie tout droit de l'enfer.

Plus de 5000 personnes ont donc emmené la bête immonde faire ses besoins au Parc des Expositions d'Avignon, qui compte environ 6000 places. Pendant ce temps, Gad Elmaleh fait tapiner son humour dans une pub pour le Crédit Lyonnais; Jamel Debbouze enchaîne les matchs d'improvisation pour oublier l'échec retentissant son film "La Marche"; Élie Semoun annule ses spectacles faute de public; Michaël Youn fait du Borat bon marché pour essayer de retrouver la flamme d'antan; Patrick Timsit noie son spleen dans le caritatif "géronto-vinicole"; Nicolas Bedos n'assume ni sa grande gueule, ni ses procès; Myriam Leroy joue les gourdes effarouchées à défaut de pouvoir faire rire, alors que Didier Porte, lui, s'est reconverti en laquais de la politique... Une véritable hécatombe.

Bizarrement, les quelques survivants de ce désastre sont pour la plupart des humoristes qui ont soit excercé un certain devoir de réserve lors de la "Croisade Vallsificatrice" (dans la mesure du possible), soit ont plus ou moins ouvertement pris parti pour la cause Dieudonné : Jean-Marie Bigard, l'apprenti quenellier, rassemble encore (1200 spectateurs au Zénith de Rouen cette semaine); Gaspard Proust, le jeune premier, partage certaines cibles avec l'auteur d'Asu Zoa alors que Thomas N'Gijol et Fabrice Eboué préfèrent plagier le maître plutôt que le descendre, non sans un certain talent, il faut bien l'admettre. Mais il ne faut pas se leurrer : l'humour, le vrai, a depuis longtemps déserté le camp du mainstream.

Côté médiatico-politque (les torchons et les serviettes), la situation n'est guère plus brillante : Valls n'en finit pas de compter ses dents; Roger Cukierman s'est senti obligé de tempérer son interprétation de la quenelle; Alain Finkielkraut ne fait (vraiment) plus rire personne; Jean-Jacques Bourdin se fait houspiller par ses auditeurs; Patrick Cohen est devenu une blague à lui tout seul; l'impunité d'Arno Klarsfeld commence à déranger; Meyer Habib et Frédéric Haziza se retrouvent désormais seuls dans leur lutte anti-quenelle; le quotidien Libération est en phase terminale; BFM censure les sondages dont les résultats font tache, alors que les prochaines élections s'annoncent déjà comme la réplique cataclysmique de près de 70 ans de démocratie détournée.


Assis sur une butte, les fesses humides et le nez irrité par la grippe des marais, je contemple ce paysage dévasté avec une certaine satisfaction. Même si la racine du mal est loin d'être annihilée et que Dieudonné ne représente finalement pas grand-chose à l'échelle du monde ou de l'Histoire de l'Humanité, je suis heureux d'avoir pu assister, de mon vivant, à une telle déculottée des institutions qui s'emploient à encadrer mes paroles, mes actes et parfois même mes pensées, depuis que je foule la même terre que vous.

Et ça, ça n'a pas de prix...


Fyldar Jones
Sexssayiste chrysalidé

Photo : Montage de mon cru, intitulé "Dieudouragan".

Contexte : Les 5000 personnes venues assister au spectacle "Asu Zoa" le vendredi 21 février 2014 démontrent que l'humoriste Dieudonné fait toujours rire pas mal de monde, contrairement à ce que prétendent encore ses détracteurs les plus féroces.

Saturday, August 31, 2013

SYRIE ELEISON




Alerte générale, comme disait l'autre! Le compte à re-bourses a commencé! 

Obamax et Hollandix veulent infliger une "punition" à la vilaine Bacharde et commencent à se cajoler mutuellement pour essayer de convaincre leurs opinions publiques respectives qu'il n'y aura pas besoin de forcer sur la vaseline. La partie SM peut donc commencer et ce, dès ce week end, si le gode blesse l'Amérique et que le Russe parqué à Tartous décide d'être plus tolérant envers les minorités sexuelles. 

Cette fois, c'est la bonne : les "preuves" américaines ont l'air tellement vraies que les journaux n'auront bientôt plus besoin d'enfermer le terme entre d'odieux guillemets, quand bien même ces "preuves" se résumeraient à un sommaire "Nous Savons." François, de son côté, est enfin prêt à incarner une France dont il est sûr (à tort) qu'elle est unanimement partante pour cette expédition punitive qui est aussi cohérente que la condamnation pour pratiques sexuelles hors-mariage de la norvégienne violée il y a quelques temps déjà à Dubaï. Ceci dit, les deux survivants de l'Axe senteur Phosphore Blanc vont quand même attendre que les types de l'ONU se cassent, histoire de ne pas être pris en flagrant délit de tournante.

Qu'à cela ne tienne, Obama n'arrive plus à se retenir : ça y est, le monde, c'est lui et son administration. Tu pètes pas loin de Bagdad et c'est sa couche d'Ozone qui morfle. Du coup, il a le droit de venir faire des trous chez toi avec tous ses beaux missiles bien fuselés. Ceci dit, monsieur est grand seigneur : il se tâte encore avec circonspection et promet à demi-mot qu'il laissera les salafistes-fuckers poursuivre le travail. J'ai dis "pas de bottes", mon pote. Tu peux remettre ta calotte.

Ainsi, les fameuses preuves en question, par ailleurs fournies par les renseignements américains, dont la réputation de menteurs et de manipulateurs ne saurait décemment en questionner l'authenticité, suggèrent donc que Bachar el Assad aurait sciemment invité des inspecteurs de l'ONU pour gazer des gens sous leur nez afin de mieux faire porter le chapeau aux rebelles. Pourquoi pas? Je suis prêt à accepter cette version, si l'on me démontre en retour, à l'aide de véritables preuves cette fois dépourvues de tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à des guillemets, que le constat de Carla Del Ponte a établi au printemps dernier était complètement à côté de la plaque.

Toujous est-il que pour éviter que les gens ne posent des questions indécentes à leurs dirigeants, Kerry vient nous rappeler que nous avons de toute façon affaire à un "voyou et un assassin" que l'on peut donc condamner avec comme toute preuve un solide "Nous savons." Merci John, t'es un bon, même si le Pentagone et 200 élus étasuniens au moins pensent que votre plan, c'est de la merde.

Fyldar Jones,
Sexssayiste.

Photo : Gode de Marque Head O Sate

Contexte : Depuis le début de la semaine, les gouvernements américain, britannique et français essayent de faire valider le déclenchement d'une intervention armée en Syrie sans avoir l'aval du Conseil de Sécurité de l'ONU. Il s'agit pour le trio occidntal de "punir" le président syrien. Le parlement britannique ayant adressé une fin de non-recevoir au Premier Ministre James Cameron au sujet de cette initiative fortement critiquée par la communauté internationale, Barrack Obama et François Hollande tentent une énième sortie en promettant des preuves irréfutables qui incrimineraient le régime syien, accusé depuis plusieurs mois d'utiliser son arsenal chimique contre sa population. Pour l'heure, aucune preuve tangible allant dans ce sens n'a été présentée alors que de nombreux observateurs considèrent qujourd'hui que le conflit syrien est téléguidé depuis l'étranger.